 |

shiti hum...
Billy Boy Nauséabond
ZteamStunts Respect pour Mel meme si je n'aime pas ce film!
M|@ La passion du Christ
mérovingien revu! (mis je l'avai déjà vu deux fois au ciné)
Aurélien The Freaky Boy micka
ALLARY ça ressemble à quoi une flagellation?
cellius10 C tout simplement un beau film
vanite superbe
nas Déferlante d'hémoglobine
PolluxDeltaSeven Cinématographiquement pas terrible...
maximuslaurent vraiment je ne comprend pas !!!!
Jack Bauer La passion du fist.
Prodigy Oh pinaize
diebitchdie Ah putain, qu'est-ce que je disais !!!
jeronimocot la passion du christ
diebitchdie Pour Goran
goran pas si différent ....
lotoman je sens que ça va bientot squatter ici
Jeremie79 Pour Cinephage, Alex et les autres : Mea Culpa
shuriken tiens maintenant le film est un drame historique et plus un slasher lol
DJ poon un futur havre de paix, ici...
Le Doulos La Rassion du Triste
diebitchdie Gibson
Billy Boy A zapper.
tigelz faut arrêter
HellJohn un jour ou l'autre...
Shrekboy Bien un film d'horreur(s)
will Film intéressant.
alex la vérité : POSTMAN
POSTMAN Ben ouais, je suis de retour...
djbruno le reour du christ, la mission de la vengeance...
alex la vérité : POSTMAN is back ! to fight !
alex la vérité : quoiqu'il arrive, jérémie 79...
lotoman sacre postman
cinephage Jeremie79, oui ce film est bien basé sur la Bible
POSTMAN J'ai pas tenu jusqu'au bout alors, svp,
Jeremie79 Pour Védi
alex la vérité : band apart
alex la vérité : akhenaton, keops, kephren...etc...
alex la vérité : la rédac'
Jay Pour shuriken : En effet ! LOL DvdRama l'a classé en "HORREUR"
shuriken violent oui, mais de là à le classer dans "horreur" comme l'a fait dvdrama...
Védi Un grand film d'auteur....
Jay Totalement d'accord avec la critique de DvdRama
tintin22 à voir ?
Rodery Et c'est reparti pour un super forum où tout le monde va s'insulter dans la joie et la bonne humeur
diebitchdie De la haut je vois ta maison
micka film de merde
|
|
|
| De mérovingien | Note : 8/10 |
revu! (mis je l'avai déjà vu deux fois au ciné)
Incroyable. Incroyable de voir un film suscité autant de polémiques. Antisémites, sadique, propagande intégriste… J’en passe et des meilleurs… On aura entendu tout et n’importe quoi sur le film de Mel Gibson. Son succès phénoménal n’en est que plus retentissant (parce que bon, si tous les films polémiques marchaient aussi bien ça se saurait !). Loin du déchaînement médiatique, il convient de revoir le film pour mieux le juger (ceci étant, dès sa sortie, je me suis toujours placé en farouche défenseur, l’ayant même vu deux fois). Loin des interdictions de sortie, des morts pendant les séances et tout le bordel de l’époque.
Comme le titre l’indique, la Passion du Christ relate les douze dernières heures du Christ, de son arrestation au Mont des Oliviers jusqu’à sa mort sur la croix. Mel Gibson étant un farouche croyant, son film est donc extrêmement pieux, iconographique au possible, revenant sans détour vers une imagerie Moyenâgeuse. On pourra alors dire tout ce qu’on veut (« ouai ! c’est un film arrière ! », «ouai, le Christ a jamais souffert autant !! », « ouai, l’album de Priscilla,, il déchire sa race ! »). Il n’empêche que ce film a été produit par Mel Gibson, qu’il s’agit donc de SA version, de ses propres risques financiers (vous connaissez beaucoup de réalisateurs qui dépenserait 30 millions de dollars de leur poche dans un film ultra violent en araméen ???), et que le succès remporté, il ne le doit à personne. Cette totale liberté lui permet donc d’offrir ses propres choix narratifs, visuels, SA vision de la mort du Christ. Après, chacun adhère ou pas, mais on ne peut que saluer sa démarche oh combien périlleuse.
Et force est de constater que la Passion du Christ est un film fait avec les tripes. On suis chaque étape du calvaire du Christ au plus prêt de la souffrance, sans le moindre recul. C’est donc une expérience forte, douloureuse. Certains se sont bien empressé de parler de gratuité. Oui, la Passion est bien ultra violent. Mais la violence n’est pas la finalité de Gibson. La scène de flagellation, aussi crue soit-elle (les morceaux de chairs volent, le sang gicle) se détourne pourtant vite du supplice pour s’intéresser à l’émotion. L’émotion d’une Marie terrifiée, détournant son regard, puis la femme de Pilate lui apportant un linge blanc pour essuyer le sang de son fils. Une scène forte. Car c’est bien le but du film : toucher droit au cœur sans se détourner de l’horreur. Une émotion qui va monter crescendo, (le premier tiers du film est relativement peu violent), du port de la croix interminable, jusqu’au calvaire de la crucifixion. Mais ce n’est pas tant de haine que nous parle Gibson. On contraire. Fidèle aux évangiles, il nous parle avant tout d’amour. Ainsi, chaque étape du supplice se voit aéré par de bref flash back plus ou moins explicatifs, notamment la rencontre avec Madeleine ou l’arrivée à Jérusalem. Ce montage parallèle culmine dans la crucifixion final où l’on voit le Christ regarder ceux qui l’on condamné à la mort pendant qu’il se remémore « aime ton ennemi » où lors de sa mise à mort avec la Scène. Bref, loin de la barbarie, le film prône l’amour et le paron.
On pourra toujours accusé Mel Gibson de faire dans la bondieuserie pourtant, son film est guidé par sa foi sincère (et il n’est pas nécessaire d’être croyant pour être touché par le film et son message). Fidèle aux évangiles, il n’hésite pas à ajouter certaines scènes absentes (les apparitions du diable par exemple) pour renforcer le lyrisme ou l’impact des séquences. On pourra dès lors lui reprocher d’en rajouter trop dans la violence, notamment lors de la mise en croix (et vas-y que je te déboîte l’épaule pour mieux enfoncer le clou dans la main, et vas-y que je retourne la croix en t’écrasant pour mieux tordre les clous…). Mais cette volonté de la violence poussée à l’extrême (le corps du Christ n’est plus qu’un amas de chairs) traduit une volonté de montrer chaque coup subit par le Christ pour pardonner les pêchés des hommes (encore une fois, il n’est pas nécessaire de croire aux écrits de la Bible pour être touché par l’ histoire de cet homme prêchant l’amour). Chaque coup fait mal, le film débute par les mots « il est mort pour pardonner nos pêchés », la frénésie barbare des romains n’a d’égal que la haine des chefs juifs. Mel Gibson ne s’épargne même pas. Pour preuve : c’est sa main que l’on voit enfoncer le premier clou, pour bien montrer que nous sommes tous pêcheurs, lui en premier.
Il n’hésite pas non plus à faire preuve d’une mise en scène décomplexée, avec ralentis à la pelle (pas toujours utile d’ailleurs) pour mieux accompagner le spectateurs, brèves images subjectives du point de vue du Christ, plongée, contre-plongée, imagerie fantastique à faire passer le film pour une série B (les enfants monstrueux du début)… On lui pardonne facilement certaines lourdeur (surtout dans la première partie du film) tant sa mise en scène recèle des instants de grâce inouïe. Les montages alternés cité ci-dessus, mais aussi le regard de Dieu à la fin avec la larme divine descendant du ciel (une vision d’une beauté absolue), la résurrection finale hallucinante d’évocation et aussi le bouleversant regard final de Marie, regardant la caméra (et nous, spectateurs) semblant nous dire « qu’avez-vous fait » (ou, pour les non-croyants « comment avez-vous pu rester là à regarder ce massacre ? »). Du très grand art. Tout comme les apparitions du diable, sous les traits séduisant d’une femme encapuchonnée, apparaissant lors de mises en scène d’une dualité « Bien-Mal », comme lors de la flagellation en portant un bébé monstrueux (annonçant la nature mauvaise de l’Homme des sciècles à venir, en particuliers les guerres de religions ?), ou lors du port de croix (Marie et Madeleine d’un côté de la foule, le diable observant le Christ souffrir de l’autre).
La Passion du Christ est donc bien un film passionné. A ceux qui taxe le film d’antisémitisme, je répondrais que seuls les chefs juifs sont montrés comme responsables (comme dans les évangiles), apparaissant d’ailleurs en premier plan lors de la lapidation de Madeleine quand bien même il n’y étaient pas. Rappelons également que Jésus était quand même le roi des juifs (ce qui serait tout de même un comble pour un film antisémite de prendre un juif pour héros !) et que les personnages qui l’entourent (sa mère, Madeleine, l’homme l’aidant à porter la croix….) l’étaient aussi. Bref, encore une polémique bien ridicule.
Ceci dit, la Passion du Christ n’est pas non plus un film parfait, parasité malheureusement par quelques petits scories gênants, en particulier dans le premier actes : des ralentis inutiles au Mont des Oliviers, des flash back explicatifs parfois lourdingues dans leur aspect « le cours de catéchisme en accéléré » ou encore cette scène tendre mais idiote où l’on découvre que Jésus a inventé Ikea (quel précurseur !!).
Bref, des petites fautes de goûts pour un film par ailleurs sincère, aussi maladroit que gracieux. Les écrits bibliques et leurs thèmes sont bien là, les acteurs sont excellents (mention spéciale à Jim Clavizel et Marie Morthensen, l’émotion aussi. Un film marquant donc, à voir se soi-même pour se faire sa propre opinion.
NOTE : 8/10
|
|
|
|