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Seance de rattrapage :
BANDIDAS Réalisé par Joachim Roenning et Espen Sandberg
Sympathique comme une bande dessinée, Bandidas, n’a pas à rougir de son scénario limite crétin. C’est frais, drôle, coloré et le duo est une pure explosion de sens. Ces deux latinas font monter la température en deux coups de colts. Fun.
6/10
Bilan :
LADY IN THE WATER Réalisé par M.Night Shyamalan
(La Jeune fille de l’eau)
Shyamalan est peut être l’auteur le plus exigent et le plus doué de sa génération. Ses films sont connus pour leurs twists (en fait deux films ont de gros twists : Le Sixième Sens et Le Village) ou ses apparitions dedans comme Hitchcock - même si ce dernier ne faisait qu’apparaître et non jouer - et ce sont de mauvaises raisons. Beaucoup plus intelligents que veulent le dire certains, ils sont visibles à de multiples reprises et permettent à chaque fois d’identifier de nouveaux niveaux de lecture. Changement de maison de production et de distribution pour Shy après son chef d’œuvre Le Village, direction la Warner Brothers (comme Micheal Bay l’an dernier) qui accepta son script de Lady in the Water.
Un homme, la quarantaine bien tassée, vit en reclus dans un immeuble où il occupe la fonction de concierge/gardien. Un soir après une journée harassante, troublé par le bruit extérieur, il sort et trouve dans la piscine une nymphe.
Je n’en dis pas plus du film, vu qu’un film de Shyamalan se découvre, vierge de toute info.
Je peux juste dire que le film est très réussi comme les autres, pas son meilleur certes mais le cinéaste surprend toujours, se renouvelle toujours dans la constance. Un film où l’on retrouve ses thèmes de prédilection (foi, place de l’être dans le monde, merveilleux…) et une propension à se remettre en question. Pas mal d’humour aussi (le personnage du critique) pour une œuvre qui j’en suis sûr gagnera ses lettres de noblesse avec les années. Giamatti excelle, Bryce Dallas Howard ensorcelle et tous deux forment un duo attachant pour un film magique. Les enfants de Shy peuvent le remercier d’avoir écrit cette histoire mystérieuse et tendre pour eux. Veinards !
8/10
THE SQUID AND THE WHALE Réalisé par Noah Baumbach
(Les Berkman se séparent)
Histoire d’une séparation, histoire d’une famille, les parents, les enfants, les amis, les collègues… Beaucoup de thèmes brassés ici avec une ironie mordante qui fait mouche. Le parallèle avec Wes Anderson (pour le ton décalé et statique) est évident mais Baumbach s’en tire moins bien car même si sa partition reste partiellement réussie, il manque pas mal d’émotion pour marquer les esprits. Acteurs excellents (Jeff Daniels en tête).
6/10
R.V Réalisé par Barry Sonnefeld
(Camping-Car)
Après la (suren)chère suite de Men In Black, nous n’avions plus de nouvelles de Sonnefeld depuis…2002 ! Quelques succès après (La Famille Addams 1 et 2, Men in Black 1 et 2, Get Shorty et Wild wild West) le revoilou à la tête d’une petite comédie sans grand budget avec Robin Williams. Je le dis tout net : le film est très drôle. La critique l’a assassiné et pourtant dans le genre comédie lourde le film se taille la part du lion. Une famille désunie part en camping-car pour se retrouver. Mais est-ce la vraie raison ? On se fait plaisir à retrouver Williams dans un film où tout (ou presque) repose sur lui. Entre second degré, humour « hénaurme », satire féroce et ironie cinglante, R.V. fait très plaisir. Hilarant donc à voir toute affaire cessante.
6/10
THUMBSUCKER Réalisé par Mike Mills
(Age Difficile Obscur)
Le film de Mills est difficilement aimable à cause de la tête à claques au cheveu gras qui tient le rôle principal. Ado mal dans sa peau, qui suce toujours son pouce, avec parents largués et dentiste qui se prend pour un psy, Thumbsucker ne propose aucune légèreté ni originalité dans un genre pourtant ultra balisé. Dans la veine revoyez Garden State sur le passage à l’âge adulte de jeunes largués, c’est plus frais et le réalisateur est plus doué.
5/10
MIAMI VICE Réalisé par Micheal Mann
(Miami Vice – Deux Flics à Miami)
Nous revoilà Mr Man, homme de nuit, qui n’a pas son pareil pour la filmer…la nuit !!! Il nous avait éblouis par la plastique de son film précédent, Collateral, par sa tension et ses interprètes excellents. Adaptant la série des 80’s restée célèbre on ne sait plus trop bien pourquoi, il réalise de nouveau un objet esthétique magnifique et offre à Colin Farrell un bon rôle où il arrive par moments à nous émouvoir. Le scénario plutôt simpliste ne fait pas de Miami Vice, le grand polar qu’il aurait pu être autrement et l’empêchera à coup sûr de passer à la postérité. Tout de même le film reste un bon et honnête divertissement.
7/10
SNAKES ON A PLANE Réalisé par David R.Ellis
(Des Serpents dans l’avion)
Avec un titre aussi ridicule, on s’attend à une jouissive série b, décomplexée du gland. On a plutôt droit à une série Z, qui oscille entre parodie et premier degré débile.
Sam Jackson en pilotage automatique, serpents numériques (certains sont vrais) ridicules, scénario pathétique. Bref pas de frisson, pas d’éclat de rire. Après le jubilatoire Destination Finale 2, le moyen Cellular, David R. Ellis déçoit beaucoup et rate sa cible. A éviter.
4/10
THE SCIENCE OF SLEEP Réalisé par Michel Gondry
(La Science des Rêves)
L’univers poétique de Michel Gondry a ses fans. Réalisateur doué de clips imaginatifs pour Bjork, Daft Punk…, Gondry passe à la réalisation de long métrage en 2001 avec Human Nature, écrit par Charlie Kaufman (Being John Malkovich, Adaptation, Confessions of a dangerous mind) avec plus ou moins de bonheur car le côté onirique et décalé du film ainsi que sa belle esthétique ne palliaient aucunement à une histoire inaboutie et à un délire trop long…pour un long. Son second opus fut un succès public et critique, Eternal Sunshine of the spotless mind, histoire d’amour barrée entre Kate Winslet et Jim Carrey. Un très joli film plein d’invention, touchant mais qui avait aussi ses limites (trop de poésie tue la poésie)…et toujours écrit par Mr Kaufman. Gondry participa à l’écriture de ce film. Le revoilà deux ans plus tard avec ce film au casting international (Bernal, Chabat, Emma de Caunnes…) écrit cette fois ci par lui-même. Le délire : un jeune homme vit entre rêves et réalité, travaillant pour une boîte conceptrice de calendriers et vivant dans l’appartement de son père défunt. Entre collègues tarés, mère protectrice et voisine aussi barrée que lui, le jeune Stéphane doit grandir…et vite pour ne pas perdre l’amour de sa vie. Comédie romantique décalée, onirique ayant rapport à l’enfance, La Science des Rêves n’étudie pas le rêve mais le décrit, le montre comme partie intégrante de la vie. Hymne à l’imagination, le film démontre que Gondry n’en manque pas à défaut de nous noyer sous cet onirisme de bric et de broc. La première demi heure - excellente présentation des protagonistes – est une totale réussite alors que la suite, qui emprunte des chemins de traverse pour arriver à sa conclusion et à sa vraie nature (la comédie romantique) séduit moins par son côté répétitif et mécanique. Ce défaut que l’on retrouve chez Gondry de film à film (l’inaboutissement) devient tout de même agaçant. La Science des Rêves aurait fait un excellent court ou moyen métrage. En l’état c’est un sympathique divertissement comportant quelques scènes et idées excellentes.
6/10
THE SENTINEL Réalisé par Clark Johnson
Un agent de la CIA est présumé coupable d’un attentat visant le président des Etats-Unis. Suspense ultra balisé, The Sentinel ne se démarque jamais de ses modèles. De plus le réalisateur ne sait pas trop ce qu’il fait vu certains effets utilisés assez grossiers. On n’y croit pas une minute et le fin est courue d’avance. Mais on se laisse gentiment aller à regarder cette série b grâce à l’excellence du trop rare Micheal Douglas. Sinon si vous n’êtes pas fan de cet acteur, passez votre chemin et revoyez plutôt Le Fugitif.
5/10
A suivre la dernière partie du trosiième trimestre avec Monster House, A love song for bobby Long, World trade center, Tournage dans un jardin anglais, Phat Girlz...etc...